Maquettes de bassin

Introduction

Les maquettes de bassin ont généralement été fabriquées par des amateurs talentueux. L'objectif est le flottage du bateau sur un plan d'eau. La maquette est souvent transportée. Une de ses caractéristiques essentielles doit donc être la solidité. Celle-ci est acquise non seulement par des raccourcis concernant les détails (par exemple des bastingages simplifiés) mais aussi par l'emploi de matériaux solides. L'intérieur de la coque est traité pour une étanchéité parfaite, très souvent avec de la résine, sans souci de l'aspect ni de l'économie. Tout est bon pour que le bateau ne prenne pas l'eau. A l'intérieur des maquettes on trouve des moteurs, des emplacements pour les servos, les piles ou les batteries.

La qualité du modèle se mesure à la pertinence des raccourcis de figuration employés par rapport à l'objectif de solidité.

Ces maquettes de bateau sont souvent au 1/100ème dans une taille qui tourne autour de 1,50m. A cette dimension leur aspect visuel sur le plan d'eau est suffisamment massif pour effacer optiquement le clapot de la surface de l'eau et faire illusion. Les maquettes sont souvent très lourdes, surtout si elles ont conservé leur lest : leur auteur calcule en effet que le bateau a meilleure allure s'il s'enfonce dans l'eau comme un bateau chargé : il est alors moins sensible à la houle du plan d'eau et surtout ne se couche pas sous le vent ou lorsqu'il vire.

Des concessions de représentation sont faites pour garantir des accès larges aux cales.

L'aspect d'une maquette de bassin rappelle souvent très directement celui du bateau original, repeint à plusieurs reprises et portant les cicatrices du combat contre la mer, dans un réalisme qui est direct - celui du matériau - et ne passe pas par un fourmillement de détails. Leur taille souvent imposante nécessite un vaste espace d'exposition. Un des plus grands avantages pour le collectionneur est leur très grande solidité et donc résistance au temps.

Attention : si ces maquettes sont à l'origine naviguantes, elles peuvent nécessiter des révisions importantes avant d'être remises à l'eau. Nous n'encourageons pas à le faire : faire naviguer une maquette est forcément la détruire. Pour nous ces magnifiques objets ont leur place sous verre et au salon.

Remorqueur Courlis

  • Maquette bateau remorqueur Courlis
  • Remorqueur Courlis à Nantes

Maquette au 1/25e du Remorqueur Courlis

Remorqueur de port, IMO 6716869
Remorqueur dit "des Ponts et Chaussées"
au service du Port Autonome de Nantes - St-Nazaire
Armateur gérant : Nantes et Saint Nazaire
27,01 x 6,51 x 3 ,41 m
Tirant d’eau : 2,79 m
Tonnage brut / net : 112 / 3 tonnes
Puissance : 507 kW
Motorisation : Duvant 6VNR
Propulsion : 1 propulseur directionnel
Vitesse : 11 nœuds
Construction : 1967
Ateliers & Chantiers C. Auroux, Arcachon

André Le Nay : Les remorqueurs ALBATROS, PÉTREL et aussi COURLIS étaient des remorqueurs dits "des Ponts et Chaussées" qui travaillaient au service du Port Autonome de Nantes - St-Nazaire. Même si plus récents, ils furent toutefois contemporains des "porteurs" canadiens. Exclus des prestations commerciales, ils servaient au déplacement des chalands, dragues, mouillages d'ancres, transports divers pour les besoins des travaux d'entretien du port. Ainsi, durant de longues années, l'un d'entre eux remorquait dans l'estuaire un grand chaland lui-même équipé d'une sorte de herse immergée destinée à "raboter" les éventuelles bosses subsistant après le passage d'une drague aspiratrice en marche. Parfois la herse buttait, à la manière d'une croche de chalut sur une bosse un peu trop proéminente et l'on pouvait alors entendre le halètement caractéristique du moteur Deutz du remorqueur, jusqu'à ce que l'équipage du chaland relève un peu la herse pour faciliter la progression du convoi.
Source : http://www.marine-marchande.net

Cette très belle maquette d'une grande solidité a été conçue pour la navigation sur plan d'eau. Les remorqueurs sont parmi les maquettes navigantes que l'on trouve le plus : ce ne sont pas des bateaux très longs et ils peuvent être fabriqués à une taille importante, permettant de neutraliser optiquement le clapot exagéré du bassin réel. Le pont est large et la maquette tient bien la houle du bassin.
La plupart du temps on trouve sur le marché en grand nombre d'exemplaires l'inévitable Smit Rotterdam ou le remorqueur Abeille, qui ont fait l'objet de boîtes de constructeurs. Le courlis est rarissime. Il a fait l'objet d'un plan de passionné dans la revue française MRB où il était peu documenté. Ce modèle en bois et métal est donc très exceptionnel et remarquable et son traitement est particulièrement accompli.
La maquette est animée par un gros moteur (fonctionnel). Le moteur d'hélice (fonctionnel également) est présent. Il manque la batterie et les éléments de commande radio.
L'intérieur de la cabine est très détaillé.
La maquette a beaucoup de présence avec une hauteur de 72 cm sur socle. Dans une pièce, posée sur une table, on ne voit qu'elle.
Le traitement des couleurs et la patine de la maquette apportent littéralement la mer au salon.
Le 1/25e, échelle la plus grande de toutes les maquettes proposées à la vente sur ce site donne une grande apparence de solidité et un fort effet de matière à ce magnifique objet.


Dimensions de la maquette :

Socle : 
Longueur : 51 cm, Largeur : 25 cm, Hauteur : 10 cm

Maquette :
Longueur : 109 cm, Largeur : 27 cm, Hauteur : 66 cm

Hauteur de la maquette sur socle : 72 cm.

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4700 € TTC


Thonier Balbaya

  • Maquette bateau Balbaya
  • le thonier Balbaya en 1957




Le thonier Balbaya est un thonier français construit en 1956 pour les Pêcheries Industrielles Basques (PEIBA) de St-Jean-de-Luz aux chantiers naval de La Pallice (alors alliés au sein du même groupe financier) 

"Le nom de "Balbaya" est un mot basque qui désigne le bouillonnement particulier que fait la mer lorsque les thons sont en surface et, par extension, c'est un banc de thon en surface, immobile ou se déplaçant à faible vitesse.
La technique de pêche utilisé sur ce navire est une technique prise aux californiens qui consiste à pêcher à l'appât vivant. On jette l'appât (des petits poissons vivants) autour du bateau immobile. Les pêcheurs se tiennent le long du bord, côte à côte, et disposent d'une courte canne (2m environ) en bambou au bout de laquelle pend un fil de nylon auquel est attaché un hameçon sans dardillon. (...) Dans leur voracité, les thons confondent hardiment appâts et hameçons. Reste au pêcheur le soin de "ferrer" à temps et de "balancer" le thon par-dessus le pavois. Le thon se décroche en tombant du fait du manque de dardillon. (...) Cette pêche à l'appat vivant est d'un rendement très supérieur à la pêche à la traîne, mais elle exige au moins deux conditions, d'abord de disposer en abondance d'appât vivant, ensuite d'un rassemblement des thons en surface (d'un Balbaya). Elle demande aussi un équipage nombreux, le "Coup de Pêche" est spectaculaire (parfois plusieurs dizaines de tonnes en 1/2 heure) mais bref. Il faut disposer de nombreuses "Cannes" immédiatement. Impossible d'étaler la capture dans le temps" 
  

"Inutile de vous dire qu'il faut avoir un bon entraînement pour sortir de l'eau, d'un seul coup (pas question de ces finasseries de la pêche "sportive") des bêtes pesant jusqu'à 100 kg (le thon blanc de nos côtes est plus petit, mais quand même !). Gare au maladroit ! Les lignes en nylon, tendues comme des sandows, font voltiger les hameçons dans tous les sens.Les accidents ne sont pas rares. Gare aussi au maladroit qui rate son coup et laisse échapper un thon. Aussitôt le banc entier disparaît comme par enchantement. Par contre, dans la même seconde, la victime de la maladresse réussit à réunir autour de lui la totalité de l'équipage. Je vous fait grâce des invectives ! Les pêcheurs prétendent que, voyant un thon blessé, les autres "se rendent compte". En fait, je crois que la bête blessée sa sauve à toute allure et les autres se précipitent à sa suite comme les moutons de Panurge pensant trouver une nouvelle source de nourriture. Et, "on dit" (je reconnais avoir constaté le fait) qu'un banc déjà appâté où il y a eu plusieurs "loupés" est plus difficile à "arrêter" autour du bateau. (...) D'après François Guicheney in MRB n°244 - Octobre 1983


Cette maquette d'envergure (109 cm de long) est réalisée très soigneusement en matériaux nobles (bois et laiton) et présente un haut niveau de détail.
Elle est prévue pour la radio-commande : tous les éléments sont en place dans la coque mais l'électricité est actuellement redistribuée pour commander par 2 boutons de pont
- d'un côté le moteur
et
- de l'autre l'éclairage.
Le moteur est impressionnant : le bruit qu'il fait est très grave et rappelle celui fait par un bateau réel.
La maquette a été patinée par l'utilisation en bassin. Quelques éléments ont été restaurés, mais la restauration a essayé de laisser la patine de l'usage qui va bien à ce grand thonier des mers lointaines.
Le pont comporte tous les détails de l'original : différents canots, les bacs congélateurs pour le thon pêché à la ligne et les câblages sont bien représentés.
Le chalutier Balbaya a été l'objet d'un plan MRB au 1/30e. On voit ici ou là quelques très rares exemplaires du même bateau (nous en avons vu deux en préparant cette documentation) mais les autres maquettes que nous avons pu voir sont misérables à côté de celle-ci, visiblement exécutée par un modéliste extrêmement  talentueux. Nous n'avons jamais vu figurer ailleurs, par exemple, les balcons de pêche où se placent les marins pour jeter les lignes sur la partie arrière de la coque. Une fois sur le banc de thon, les pêcheurs se mettent en effet en deux équipes :
- Les uns gagnent les balcons avec des canes à pêche et des appâts. Le thon en bande mord tout de suite et n'importe quoi. Sitôt la canne lancée, la touche est faite et la canne est vivement tirée en arrière, jetant le thon sur le pont.
- Les autres attendent le thon sur le pont, l'assomment et le jette dans le ventre des congélateurs de pont.
L'ensemble de l'opération, frénétique et dangereuse, le banc de thon se déplaçant très vite et les prises de poissons très lourds étant instantanées, était supervisée depuis une cabine de vigie en haut de mât.

Maquette au 1/30e

Socle : 
Longueur : 109 cm, Largeur : 38 cm, Hauteur : 12 cm

Maquette
Longueur : 123 cm, Largeur : 36 cm, Hauteur : 57 cm

Hauteur de la maquette sur socle : 61 cm.

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5200 € TTC

Roulier Mont-Louis

  • roulier mont-louis au 1/100e
  • Le roulier Mont Louis
  • Le roulier Mont-Louis lors de son naufrage

Le cargo roulier Mont-Louis a été construit en 1972 par Oy Wärtsilä Ab Turku, Finlande. Le Mont-Louis est un bateau de 135 m, ici représenté au 1/100e. 

Il compte un équipage de 24 hommes est est affrété par la CGM.

Ce bateau est extrêmement élégant hors de l'eau et on voit rarement de maquettes de bateaux présentant une aussi belle ligne.

Le bateau a été à un moment extrêmement connu... lors de son naufrage. L'histoire est la suivante  :

Le 25 août 1984 le Mont-Louis est percuté au large du port d'Ostende par le ferry allemand Olau Britannia. Ce jour-là il y a de la brume et la visibilité est très faible. Le bateau a quitté Dunkerque à destination de Riga. Le pilote de Dunkerque vient de quitter le navire. Le Mont-Louis est percuté de flanc au niveau de la passerelle. Les bateaux restent un moment emboîtés. L'équipage du Mont-Louis est transporté à bord du ferry. On décide de désencastrer les 2 bateaux. L'eau entre dans le Mont-Louis. C'est le pire qui puisse arriver : par construction les rouliers ne sont pas cloisonnés. Le Mont-Louis se couche très vite puis coule rapidement. 

L'histoire, de triste, devient rocambolesque ; Greenpeace signale qu'il y a à bord de dangereux fûts d'hexafluorure d'uranium, produit radio-actif qui réagit fortement en présence d'eau. Une tempête survient qui disperse les fûts sur les haut-fonds de la mer du Nord. Toute une organisation est montée pour les récupérer, sous les yeux vigilants de la presse internationale. Après pas mal de péripéties, le dernier fût est enfin récupéré.

L'histoire n'est pas tout à fait terminée : l'épave sur les hauts-fonds gêne l'accès au port d'Ostende en constituant un récif artificiel sur lequel d'autres bateaux peuvent s'échouer. Les Belges demandent aux Français de dégager l'épave. Refus des Français au prétexte que l'épave est dans les eaux internationales. Les Belges sont obligés de la dégager à leurs frais mais lancent un procès en remboursement aux Français, procès qu'ils perdront finalement quelques années après.

On l'a compris : on n'achètera pas cette magnifique maquette de bassin pour son histoire ; on l'achètera pour son merveilleux aspect.

L'ensemble de la maquette a été restauré.

4 boutons sur le pont permettent d'actionner les 2 hélices arrière, les 2 hélices avant, le radar au-dessus du château avant, et, enfin, d'allumer les lampes du bord. Le bateau a conservé tous les lests nécessaires à sa navigation en bassin ainsi que les moteurs et les batteries d'origine. Il manque les récepteurs, les servos, mais l'ensemble pourrait retourner rapidement en bassin. Les animations et les lumières donnent un charme puissant à cette magnifique maquette.

Maquette au 1/100ème : longueur 1,35m

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9900 € TTC


Bananier fruitier Tarpon

  • maquette de bateau : bananier fruitier
  • le bananier Tarpon

Ce cargo bananier de 6000 Tonnes est réalisé à l'échelle du 1/81ème.

On trouve un certain nombre de maquettes du Tarpon en circulation mais rares sont les maquettes aussi bien finies, aussi complètes et aussi belles que celle-ci. C'est ce qui fait ici sa rareté.

Destiné au transport de bananes, le TARPON pouvait aussi transporter d’autres fruits et denrées comme la viande et le vin. Ses cales sont d’une capacité de 6360 m3 pour le transport de bananes à une température de 12 °C (4 °C pour les autres fruits). Le transport de la viande est effectué en congélation et occupe 6396 m3 et la cuve à vin 176 m3.

Le tarpon a été construit le 30 septembre 1959 par les chantiers Loire Normandie de Nantes. Au cours de son service, il a été affrété par différents armateurs. D’abord aux mains de la compagnie Fabre SQTM de Marseille, il est vendu en 1977 à la compagnie maritime des Chargeurs Réunis : il sera enfin revendu à la compagnie ARAMAR SCHIPPING CORPORATION et rebaptisé KHALISSKY.  

Réalisation de la maquette : bois et laiton. Construction traditionnelle en bordée sur couple.
Excellent état général, très belle patine. La maquette est légèrement plus jaune que sur les photographies (très belle tonalité ivoire).

Cette maquette avait été autrefois équipée pour la navigation. Une trappe à l'arrière permet éventuellement de fixer un moteur de gouvernail. Dans la coque il reste le moteur d'hélice.
Sous une cale de pont un boîtier permet d'installer des batteries pour éclairer les feux de position rouge et vert qui ne sont pas à l'échelle et pourraient être retirés (mais nous trouvons qu'ils ont leur charme).  Un moteur placé à l'avant de la maquette permettait de monter et de descendre les ancres. Aucun de ces systèmes n'est plus opérationnel.

Modifications récemment apportées à ce modèle : restauration du nom arrière où manquait une lettre, ajout d'un socle avec une plaque en laiton, protection par plexiglass.

Longueur : 141 cm
Largeur : 18,5 cm

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4680€ TTC

Cap San Diego

  • Maquette du Cap San Diego
  • Le cargo San Diego en mer

Cargo rapide allemand construit en 1962. La série de ces 6 bateaux, d'une rare élégance, les a fait surnommer les cygnes blancs de l'Atlantique du Sud, partie du Monde où ils étaient employés. Le Cap San Diego est le sixième de la série.

A partir de 1980, les containers sont de plus en plus utilisés comme moyen de transport et la fin des cargos s'annonce. Le Cap San Diego est vendu aux Espagnols en 1981.
Echappant de peu au chalumeau, le navire retourne à Hambourg en 1986 où il est restauré et devient bateau-musée.

Cette maquette au 1/100e est à notre avis la plus belle maquette de navire jamais éditée par Graupner. Le modèle présenté porte des traces d'utilisation en tant que maquette navigante. La maquette a été restaurée et certains détails retravaillées de sorte d'être encore plus fidèle à l'original que la maquette originale de chez Graupner.

Le Cap San Diego a été construit en 1962 pour la compagnie Hamburg Süd.
Il a été transformé en bateau-musée et est actuellement visible au port de Hamburg (Allemagne)

Longueur : 159,40 m
Hauteur : 21,47 m
Tonnage : 10000 T
Tonnage plein : 17470 T

Vitesse : 20,3 Nœuds soit 37,6 km/h

Maquette au 1/100ème : longueur 1,59m

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7080 € TTC